En préparant un entretien dédié avec des faits : vos résultats chiffrés, les salaires du marché pour votre poste, et une demande précise — sachant qu’aucune loi n’oblige l’employeur à augmenter un salarié, hors revalorisation du SMIC, minima de votre convention collective et égalité de traitement. Une augmentation se négocie ; elle ne se quémande pas au détour d’un couloir, et elle ne se « mérite » pas seulement par l’ancienneté.
La préparation en 4 points #
| Étape | Concrètement |
|---|---|
| 1. Rassembler les faits | Réalisations chiffrées depuis 12 mois : objectifs dépassés, projets livrés, responsabilités ajoutées |
| 2. Se situer sur le marché | Comparer avec les grilles de votre convention collective et les études de salaires de votre secteur |
| 3. Choisir le moment | Entretien annuel, fin de projet réussi, prise de nouvelles responsabilités — jamais en pleine crise interne |
| 4. Formuler une demande précise | Un montant ou une fourchette (en brut), et des solutions de repli : prime, formation, télétravail, évolution de poste |
Ce qui convainc (et ce qui dessert) #
Ce qui pèse : le lien entre votre contribution et les résultats de l’équipe, une comparaison de marché factuelle, un ton posé et une demande claire. Ce qui dessert : l’argument purement personnel (« mon loyer a augmenté »), la menace de départ non préparée, la comparaison nominative avec un collègue. Si un écart de salaire vous semble relever d’une inégalité de traitement à travail égal, c’est un autre terrain — documentez-le et faites-vous accompagner (syndicat, voire prud’hommes).
Et si la réponse est non ? #
Demandez ce qui manque et un rendez-vous de réévaluation daté (3 à 6 mois), avec des objectifs explicites. Un refus sec et répété malgré des résultats solides est une information en soi : c’est souvent le moment d’aller mesurer sa valeur sur le marché. Aucun chiffre magique ne garantit un « oui » : les marges varient énormément selon la santé de l’entreprise et le secteur.
Y a-t-il un droit à l’augmentation avec l’ancienneté ?
Non, sauf si votre convention collective prévoit une prime ou une progression à l’ancienneté. Vérifiez ses grilles (code IDCC sur votre bulletin de paie).
Quel pourcentage demander ?
Il n’y a pas de norme : calez-vous sur l’écart réel entre votre salaire et le marché, plutôt que sur un pourcentage symbolique. Demander précis et justifié vaut mieux que demander gros.
Une promesse orale d’augmentation vaut-elle quelque chose ?
Elle est difficile à prouver. Faites suivre l’entretien d’un mail récapitulatif : « comme convenu… », qui laisse une trace.
L’employeur doit-il augmenter tout le monde quand le SMIC monte ?
Non : seuls les salaires passés sous le SMIC ou sous les minima conventionnels doivent être réajustés. Les autres salaires ne suivent pas automatiquement.
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