Jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2026, la place de la Concorde accueille une nouvelle fois le salon Paris pour l’Emploi. Pour sa 24e édition, l’événement annonce près de 350 métiers et 1 988 opportunités à pourvoir, avec des employeurs et des centres de formation qui reçoivent les candidats en face-à-face. Deux jours, c’est court : mieux vaut arriver avec une stratégie que de déambuler d’un stand à l’autre en distribuant des CV au hasard.
Plan de l'article
Ce qu’il faut savoir avant de se déplacer #
Le salon est ouvert de 10 heures à 18 heures les deux jours, sur la place de la Concorde, dans le 8e arrondissement. On y accède par le métro Concorde, desservi par les lignes 1, 8 et 12. L’entrée est libre et gratuite, sans inscription ni invitation obligatoire, selon le site officiel de l’événement.
Le CIDJ, qui tient un stand sur place (A02), présente le salon comme le principal rendez-vous de l’emploi et de la formation en France et évoque plus de 1 000 recruteurs présents. Les partenaires affichés par les organisateurs vont du service public de l’emploi (France Travail, Apec, Cap emploi) aux collectivités (Ville de Paris, Région Île-de-France) en passant par la CCI Paris.
À lire Salons de l’emploi du 5 novembre sur la Côte d’Azur : Mandelieu et Talent in Tech à Antibes
Deux précisions pratiques ont leur importance. D’abord, il n’est pas possible d’imprimer son CV sur place : il faut donc venir avec plusieurs exemplaires papier. Ensuite, aucune restauration n’est prévue sur le site, ce qui compte si vous comptez rester une journée entière.
Préparer sa visite en amont #
Repérer les offres avant le jour J
Les offres des exposants sont consultables en ligne sur oui-emploi.fr depuis le 24 octobre. C’est l’étape la plus utile : elle permet de dresser une courte liste d’employeurs à rencontrer en priorité et de noter, pour chacun, le poste visé et le numéro de stand. Sur un salon de cette taille, une visite sans repérage se termine souvent par une longue file d’attente devant les stands les plus connus et peu de vrais échanges.
Créer ou actualiser son espace candidat sur le site de l’événement fait partie des conseils donnés par les organisateurs. Cela permet de postuler en ligne aux annonces repérées et de mentionner ensuite, à l’oral, que la candidature a déjà été envoyée.
Adapter son CV à chaque cible
Un CV unique pour 350 métiers ne fonctionne pas. Si vous visez à la fois des postes en logistique et en relation client, préparez deux versions, chacune centrée sur les expériences qui comptent pour le recruteur concerné. En haut de page, une ligne de titre claire (« Préparateur de commandes, permis cariste » plutôt que « Recherche emploi ») aide le recruteur qui reçoit des dizaines de profils dans la journée.
À lire Disneyland Paris recrute à Rouen le 5 novembre : plus de 5 000 postes en CDD et CDI
Préparer une présentation de trente secondes
Sur un stand, on dispose rarement de plus de quelques minutes. Une présentation courte, qui dit qui vous êtes, ce que vous savez faire et ce que vous cherchez, permet de lancer l’échange sans réciter son parcours en entier. Terminez par une question sur le poste ou l’équipe : c’est souvent elle qui transforme une remise de CV en véritable entretien.
Sur place : comment tirer profit des deux jours #
Le jeudi matin est en général le moment où les recruteurs sont les plus disponibles, avant l’afflux de l’après-midi. Commencez par les employeurs de votre liste prioritaire, puis élargissez. Les stands moins fréquentés, notamment ceux des employeurs publics et des organismes de formation, réservent parfois de bonnes surprises : ils recrutent sur des métiers que l’on n’imagine pas forcément.
À la fin de chaque échange, demandez le nom de votre interlocuteur et la suite prévue : nouvel entretien, candidature en ligne, contact par mail. Notez-le immédiatement, au dos du flyer de l’entreprise par exemple. Après plusieurs stands, les conversations se mélangent vite.
Penser formation et reconversion
Le salon ne s’adresse pas qu’aux candidats prêts à signer un contrat. La présence de centres de formation en fait aussi un lieu pour se renseigner sur une reconversion ou une alternance. Si vous hésitez entre deux voies, profitez-en pour poser des questions concrètes : durée de la formation, rythme, possibilités de financement, débouchés observés chez les anciens stagiaires.
À lire JobiTruck : un bureau de recrutement mobile pour amener l’emploi dans les territoires isolés
Les candidats en situation de handicap
Les organisateurs invitent les personnes sourdes ou malentendantes qui souhaitent un interprète en langue des signes à contacter leur Cap emploi avant leur venue. Plus largement, les conseillers Cap emploi présents peuvent orienter vers les employeurs engagés sur l’emploi des travailleurs handicapés.
Après le salon : la relance fait la différence #
La plupart des candidatures se jouent dans les jours qui suivent. Un mail court envoyé dans les 48 heures, qui rappelle l’échange sur le stand, le poste discuté et joint le CV, vous distingue des visiteurs qui ne relancent jamais. Personnalisez chaque message : un recruteur repère tout de suite un texte copié-collé.
Si aucune réponse n’arrive au bout d’une semaine à dix jours, une seconde relance polie reste acceptable. Pensez aussi à mettre à jour votre profil en ligne, sur les plateformes que les recruteurs consultent après avoir rencontré un candidat.
Un rendez-vous parmi d’autres en novembre #
Paris pour l’Emploi ouvre un mois chargé pour les forums de recrutement. D’autres rendez-vous suivent en régions, dont plusieurs organisés lors de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, qui se tient chaque année en novembre. Pour les Franciliens, le salon de la Concorde reste toutefois l’occasion la plus simple de rencontrer en deux jours un grand nombre d’employeurs, à condition d’y aller avec un plan.
À lire Jobs de Noël 2026 : Amazon recrute plus de 9 500 saisonniers, ce qu’il faut savoir
Sources : site officiel Paris pour l’Emploi (oui-emploi.fr), CIDJ.




